samedi 2 juin 2012

La Baronne meurt à cinq heures de Frédéric Lenormand

Cela fait déjà fort longtemps que j'ai annoncé dans les nouvelles fraîches (qui ne le sont pas vraiment dans ce cas) cette lecture ! La voici enfin...

L'éditeur (Jean-Claude Lattès) en parle : 
Le bien-être de Voltaire est menacé. On a retrouvé sa protectrice, la baronne de Fontaine-Martel, assassinée dans son lit, et pour l’heure aucun suspect. S’il ne veut pas se retrouver à la rue en ce froid février 1733 (ou pire, à la Bastille !), il lui faut faire preuve de ressources et retrouver le criminel avant que celui-ci n’aille s’en prendre à d’autres honnêtes gens, lui par exemple… Heureusement, de ressources, Voltaire n’en manque pas. Car il sera bientôt rejoint par Émilie du Châtelet ! Brillante femme de sciences, enceinte jusqu’au cou, elle va l’accompagner dans son enquête, résolvant plus d’une énigme. Mais leur mission n’est pas sans dangers : il leur faudra affronter de redoutables héritières en jupons, des abbés benêts, des airs de flûte assassins, des codes mystérieux, et un lieutenant-général de police qui guette la première occasion d’embastiller notre philosophe…
Un roman historique à la fois rigoureux et très amusant, qui répond avec brio aux engouements du public : Frédéric Lenormand a un ton et une plume qui donnent aux personnages une répartie et une vivacité rares. Après le succès des 16 volumes du Juge Ti, la réputation de l'auteur n'est plus à faire...

Les premières pages sont ici (cliquez !), sur le site du Masque, qui a repris l'édition en poche dans la collection Labyrinthes. 

Ce qui m'a donné envie de le lire : 
Une fois n'est pas coutume, c'est une chronique radiophonique qui a motivé ma lecture ! En effet, j'ai entendu sur France Info un libraire enthousiaste expliquer que c'était une excellente lecture pour les lycéens qui allaient étudier Voltaire... Vous pouvez écouter cette chronique ICI (oui oui vous pouvez cliquer). Je me suis donc précipitée.  

Mon avis après lecture : 
Euh... mi-figue, mi-raisin. Il faut déjà savoir que je n'aime pas trop les polars, même historiques. Le livre partait donc avec un handicap... J'ai trouvé amusant de rencontrer Voltaire et madame du Châtelet, j'ai adoré l'humour des dialogues (il me plaît d'imaginer Voltaire ironique en paroles autant que dans ses écrits mais j'avoue avoir eu du mal à me passionner pour l'intrigue, même si elle fourmille de bonnes idées (comme le code musical dont j'aurais aimé avoir l'explication précise, ma curiosité me perdra !). C'est peut-être dû aussi au fait que j'avais commencé ce livre avant d'être interrompue par l'hospitalisation d'un proche, ce qui a rendu ma lecture hachée et je déteste ça ! Je suis sûre qu'une lecture d'une traite m'aurait davantage séduite.

Bonheur de phrases :
Dialogue entre le lieutenant général et le philosophe :
"-- Tenez, Arouet ! Puisque vous êtes là, j'ai une pile de poèmes interdits dont nous recherchons les auteurs. Voulez-vous voir avec moi lesquels sont les vôtres ? 
-- Gageons que notre police attraperait davantage de voleurs si elle s"intéressait moins à la poésie, répondit l'intéressé. 
-- Aucun voleur ne fera plus de mal qu'un écrivain [...]"
Pensée philosophique :
"Les seuls défauts insupportables sont ceux d'autrui, constata l'écrivain."
Voltaire étonné par l'intelligence d'Émilie du Châtelet : 
"[...] Vous avez cassé un code fait pour résister aux esprits les plus fins ? 
-- Aux plus fins esprits masculins, peut-être, mais non à celui d'une femme, dirons-nous, conclut-elle avec ce qui pouvait passer pour de la modestie."
Et enfin, parce que la littérature doit vivre, même trois siècles après celui des Lumières :
"Une nation qui écrit est une nation qui progresse ! plaida l'écrivain."

Sur le net : euh je ne sais pas !
À bien y regarder, en relisant ces phrases que j'aime... je suis contente de cette lecture ! Je suis sûre que d'autres amateurs de romans historiques, notamment policiers, vont adorer !

mardi 29 mai 2012

Une citation sur... les citations...

"Nous ne notons jamais que nos propres paroles, quel que soit celui qui les a écrites." - Marcel Cohen.

Cette citation a été twittée par Ronald Klapka le 27 mai 2012 (11h15) et je l'ai vue lorsque François Bon l'a retwittée... Elle m'a interpellée, sans doute parce que j'ai depuis des décennies (depuis le lycée en fait, ce qui avec une datation au carbone 14, commence à faire un nombre d'années impressionnant, argh) un petit carnet rempli des mots des autres. Ces mots qui m'ont fait réfléchir, ces mots qui m'ont séduite, ces mots qui m'ont surprise. Je le relis de temps à autre avec plaisir et je continue à ajouter quelques mots glanés de ci de là. Alors qui s'exprime à travers ces mots des autres que je relève soigneusement ? 
Et vous, notez-vous les citations qui vous parlent ?

lundi 28 mai 2012

Le rapport de Brodeck de Philippe Claudel

Voici un livre que j'ai lu dans le cadre professionnel... En effet, et ceci est un véritable coming out, j'enseigne les lettres dans un lycée. Et honte à moi, si j'avais déjà lu Les Âmes grises et La petite fille de monsieur Linh, je n'avais pas encore lu Le Rapport de Brodeck. Or il figurait sur la liste de textes présentés à l'oral du bac blanc par les élèves d'un de mes collègues. Je l'ai donc bien évidemment lu ! Et avec plaisir qui plus est !

L'éditeur en parle et cite le résumé de la quatrième de couverture : 
Je m’appelle Brodeck et je n’y suis pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache. Moi je n’ai rien fait, et lorsque j’ai su ce qui venait de se passer, j’aurais aimé ne jamais en parler, ligoter ma mémoire, la tenir bien serrée dans ses liens de façon à ce qu’elle demeure tranquille comme une fouine dans une nasse de fer. Mais les autres m’ont forcé : « Toi, tu sais écrire, m’ont-ils dit, tu as fait des études. » J’ai répondu que c’étaient de toutes petites études, des études même pas terminées d’ailleurs, et qui ne m’ont pas laissé un grand souvenir. Ils n’ont rien voulu savoir : « Tu sais écrire, tu sais les mots, et comment on les utilise, et comment aussi ils peuvent dire les choses […]. »

Sur le site de l'éditeur initial, Stock, d'autres informations :  
Le métier de Brodeck n’est pas de raconter des histoires. Son activité consiste à établir de brèves notices sur l’état de la flore, des arbres, des saisons et du gibier, de la neige et des pluies, un travail sans importance pour son administration. Brodeck ne sait même pas si ses rapports parviennent à destination. Depuis la guerre, les courriers fonctionnent mal, il faudra beaucoup de temps pour que la situation s’améliore.
« On ne te demande pas un roman, c’est Rudi Gott, le maréchal-ferrant du village qui a parlé, tu diras les choses, c’est tout, comme pour un de tes rapports. »
Brodeck accepte. Au moins d’essayer. Comme dans ses rapports, donc, puisqu’il ne sait pas s’exprimer autrement. Mais pour cela, prévient-il, il faut que tout le monde soit d’accord, tout le village, tous les hameaux alentour. Brodeck est consciencieux à l’extrême, il ne veut rien cacher de ce qu’il a vu, il veut retrouver la vérité qu’il ne connait pas encore. Même si elle n’est pas bonne à entendre.
« A quoi cela te servirait-il Brodeck ? s’insurge le maire du village. N’as-tu pas eu ton lot de morts à la guerre ? Qu’est-ce qui ressemble plus à un mort qu’un autre mort, tu peux me le dire ? Tu dois consigner les événements, ne rien oublier, mais tu ne dois pas non plus ajouter de détails inutiles. Souviens-toi que tu seras lu par des gens qui occupent des postes très importants à la capitale. Oui, tu seras lu même si je sens que tu en doutes... » Brodeck a écouté la mise en garde du maire.
Ne pas s’éloigner du chemin, ne pas chercher ce qui n’existe pas ou ce qui n’existe plus. Pourtant, Brodeck fera exactement le contraire.

Ce qui m'a donné envie de le lire : 
Je pourrais dire que nécessité a fait loi (cf. plus haut). Mais j'apprécie la plume de Philippe Claudel et je me suis réjouie à l'idée de lire ce livre ! 

Mon avis après lecture : 
Comme toujours, Philippe Claudel emporte son lecteur dans son monde. Un monde âpre, dur, pesant, étouffant presque, avec une écriture ciselée que les lycéens ont distinguée en 2007 par le Goncourt des Lycéens, ce qui prouve bien, une fois de plus, qu'ils ne cherchent pas la facilité lors de leur choix !

Bonheur de phrases :
"J'ai le sentiment que je ne suis pas fait pour ma vie. Je veux dire que ma vie déborde de toute part, qu'elle n'est pas taillée pour un homme comme moi, qu'elle se remplit de trop de choses, de trop d'événements, de trop de misères, de trop de failles."
"Il y a de toute ans ce fatras. J'y vide ma vie. Écrire soulage mon cœur et mon ventre."
"Au fond, raconter n'est peut-être pas un remède si sûr que cela. Peut-être qu'au contraire raconter ne sert qu'à entretenir les plaies, comme on entretient les braises d'un feu afin qu'à notre guise, il puisse repartir de plus belle."
"On craint celui qui se tait, celui qui ne dit rien. Comment savoir ce que pense celui qui demeure muet ?"
et une dernière à laquelle je ne peux résister... "L'idiotie est une maladie qui va bien avec la peur. L'une et l'autre s'engraissent mutuellement, créant une gangrène qui ne demande qu'à se propager."

On en parle ailleurs :
Ce livre est paru il y a déjà cinq ans... autant dire une éternité (ou peut-être deux ! ;-) à l'échelle de la blogosphère ! Tout le monde en a donc déjà parlé : je vous fais confiance pour trouver !

vendredi 25 mai 2012

Juste une citation de Jean-Philippe Toussaint citant Beckett...

En passant, voici la réponse de Jean-Philippe Toussaint à la question "Quelle a été votre plus grande erreur ?" : 

«Je ne vois pas de quoi vous voulez parler. À peine ai-je donné mon accord pour répondre à vos questions qu'on me demande quelle est ma plus grande erreur. "Le tort qu'on a, c'est d'adresser la parole aux gens", dit Beckett.»
 
J'aime beaucoup, pas vous ? Mon côté misanthrope sans doute... 
Sinon, le blog sort de sa léthargie : j'ai eu du mal à reprendre le rythme après quelques soucis, mais c'est reparti avec des lectures ou relectures diverses à venir, et aussi des expositions et des spectacles ! 

NB C'est dans le Télérama du 9 mai dernier que j'ai lu cela !

mercredi 18 avril 2012

L'Urgence et la Patience de Jean-Philippe Toussaint

Je voue une admiration sans bornes et peut-être même un peu naïve aux écrivains et j'adore quand ils ont la générosité de partager leurs secrets d'écriture. Une grande partie de ma mes bibliothèques est donc consacrée aux livres montrant les arcanes de ce fabuleux métier...

L'éditeur en parle et cite la quatrième de couverture : 
"L’urgence, qui appelle l’impulsion, la fougue, la vitesse — et la patience, qui requiert la lenteur, la constance et l’effort. Mais elles sont pourtant indispensables l’une et l’autre à l’écriture d’un livre, dans des proportions variables, à des dosages distincts, chaque écrivain composant sa propre alchimie, un des deux caractères pouvant être dominant et l’autre récessif, comme les allèles qui déterminent la couleur des yeux."
Allez donc visiter le site de l'éditeur, pour en savoir davantage et feuilleter les premières pages ICI.

Ce qui m'a donné envie de le lire : 
Je crois que tout est parti d'un article de Télérama (clic) ou peut-être d'un article sur un blog je ne sais plus... Toujours est-il que j'ai eu envie de découvrir l'univers d'écriture de Jean-Philippe Toussaint et je n'ai pas été déçue.  

Mon avis après lecture :
Je reste toujours émerveillée devant le travail des écrivains et je trouve que Jean-Philippe Toussaint l'évoque de façon simple et directe, et j'apprécie cette franchise. C'est un écrivain profondément humain, profondément dans la vie : "Lorsque j'écris un livre, je me voudrais aérien, l'esprit au vent et la main désinvolte. Mon cul.". Et l'inspiration dans tout ça ? "Il y a dans le mythe de l'inspiration -- le grand mythe romantique de l'inspiration -- une passivité qui me déplaît, où l'écrivain -- le poète inspiré --, serait le jouet d'une grâce extérieure, Dieu ou la Nature, qui viendrait se poser sur son front innocent. Non, l'urgence n'est pas un don, c'est une quête." 
J'ai aimé aussi entendre l'importance de Crime et Châtiment de Dostoïevski, de Beckett ou de Proust. J'ai adoré la manière dont l'auteur décrit ses recherches documentaires préalables, notamment sa première promenade à cheval rendue nécessaire par un livre où il abordait le thème des chevaux... et j'ai ri quand il a précisé : "Pour la crise cardiaque, j'ai quand même évité d'en faire une moi-même (l'abnégation a ses limites), j'ai préféré faire appel à un ami médecin".
Bref, c'est un écrivain dont je pourrais presque (presque seulement je vous rassure !) me sentir proche, surtout quand il affirme : "je croyais aimer la littérature, mais c'est l'amour de la papeterie que j'ai, ma parole !". Héhé en grande collectionneuse de carnets et de stylos en tout genre, fascinée par l'écriture, forcément, je me sens visée ! Bref, j'ai aimé cette rencontre et je compte bien aller au Louvre visiter l'exposition Livre/Louvre, hommage visuel à la littérature pour laquelle Jean-Philippe Toussaint a eu carte blanche (le site de l'exposition est ici). Il y a même un concours de photos, ça vous tente ? 

Bonheur de phrases : comme toujours, j'ai du mal à choisir... alors j'ai rusé en citant quelques mots ci-dessus... 
"J'aime l'idée qu'on puisse définir un livre comme un rêve de pierre (l'expression est de Baudelaire) : "rêve" par la liberté qu'il exige, l'inconnu, l'audace, le risque, le fantasme, "de pierre", par sa consistance, ferme, solide, minérale, qui s'obtient à force de travail, le travail inlassable sur la langue, les mots, la grammaire." 
"Un livre doit apparaître comme une évidence au lecteur, et non comme quelque chose de prémédité, de construit. Mais cette évidence, l'écrivain, lui, doit la construire." 

Comme le disait La Bruyère, "c'est un métier que de faire un livre, comme de faire une pendule." (Les Caractères, "Des ouvrages de l'esprit").  Et ce métier, capable de nous transporter, de nous faire rire ou pleurer, de nous faire réfléchir, est pour moi le plus beau du monde.

Je ne sais qui a parlé de ce livre sur la blogosphère... N'hésitez pas à indiquer le lien vers votre blog dans les commentaires si c'est votre cas !

mardi 17 avril 2012

Du domaine des Murmures de Carole Martinez

La première lecture de ce blog était Le Cœur cousu de Carole Martinez ici. Et c'est avec Du domaine des Murmures que je lui redonne vie. 

L'éditeur en parle :
"En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui » : elle veut faire respecter son vœu de s'offrir à Dieu, contre la décision de son père, le châtelain régnant sur le domaine des Murmures. La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe...
  Loin de gagner la solitude à laquelle elle aspirait, Esclarmonde se retrouve au carrefour des vivants et des morts. Depuis son réduit, elle soufflera sa volonté sur le fief de son père et ce souffle l'entraînera jusqu'en Terre sainte.
  Carole Martinez donne ici libre cours à la puissance poétique de son imagination et nous fait vivre une expérience à la fois mystique et charnelle, à la lisière du songe. Elle nous emporte dans son univers si singulier, rêveur et cruel, plein d'une sensualité prenante."
Allez donc visiter le site de l'éditeur, pour feuilleter les premières pages ICI

Ce qui m'a donné envie de le lire : 
J'avais beaucoup aimé Le Cœur cousu. J'ai aussi été intriguée par le sujet original, ce qui n'est pas si fréquent aujourd'hui en littérature. En outre, le fait que ce roman ait reçu le prix Goncourt des lycéens 2011 est pour moi l'annonce d'une littérature neuve qui saura me séduire (et peut-être séduire les lycéens que je fréquente ;-)

Mon avis après lecture :
J'ai a-do-ré. J'ai été emportée par l'histoire et son souffle, j'ai partagé la vie d'Esclarmonde, et l'écriture très poétique de Carole Martinez la place, selon moi, parmi les grands écrivains de notre temps. J'attends maintenant impatiemment sa prochaine publication.

Bonheur de phrases : c'est bien difficile de choisir et de renoncer au reste...
  "Ce qui n'a pas été dit m'enfle l'âme, flot coagulé, furoncles de silence à percer d'où s'écoulera le fleuve de pus qui me retient entre ces pierres, ce long ruban d'eau noire, charriant carcasses d'émotions, cris noyés aux ventres gonflés de nuit, mots d'amour avortés. Saignées de paroles pétrifiées dans leurs gangues. 
  Entre dans l'eau sombre, coule-toi dans mes contes, laisse mon verbe t'entraîner par des sentes et des goulets qu'aucun vivant n'a encore empruntés. Je veux dire à m'en couper le souffle.
  Écoute !"
   "On ne quitte pas un monde sans angoisse ni sans rêve."
  "Le monde en mon temps était poreux, pénétrable au merveilleux. Vous avez coupé les voies, réduit les fables à rien, niant ce qui vous échappait, oubliant la force des vieux récits. Vous avez étouffé la magie, le spirituel, et la contemplation dans le vacarme de vos villes, et rares sont ceux qui, prenant le temps de tendre l'oreille, peuvent encore entendre le murmure des temps anciens ou le bruit du vent dans les branches. Mais n'imaginez pas que ce massacre des contes a chassé la peur ! Non, vous tremblez toujours sans même savoir pourquoi."
  "Certes ton époque n'enferme plus si facilement les jeunes filles, mais ne te crois pas pour autant à l'abri de la folie des hommes. J'ai vu passer les siècles, l'histoire n'a jamais cessé de chambouler nos vies et les évidences sont infiniment fragiles.
  Les certitudes sont de pâte molle. Elles se modèlent à volonté."

On en parle ailleurs :
Facile : on en a déjà parlé partout !!!! Par exemple chez Stephie, chez Leiloona, chez Dollylou...
En tout cas, si vous ne l'avez pas lu, précipitez-vous. C'est un immanquable.

lundi 16 avril 2012

Lire et Elle : le retour !!!!

Cela fait presque deux ans que j'ai abandonné les commentaires sur mes lectures. Oui mais voilà... j'aime garder la trace des livres lus.
Je vais donc sans doute réactiver ce blog... et pour ce faire, je retourne à ma lecture ! Allez, à très vite !