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mercredi 14 juillet 2010

On feeeeeeeeeeeeeeeeeerme !

Le temps passe et il faut se rendre à l'évidence : je n'ai aucun goût pour chroniquer mes lectures. Je ne me sens pas l'âme d'une critique, je ne me sens pas "légitime" dans cet exercice et pire... ça ne m'amuse pas !
Alors je m'arrête là et je laisse l'espace aux très beaux blogs de lecture qui hantent déjà la toile et dont la lecture me ravit !
Ce qui, évidemment, ne m'empêchera pas de lire...
Belle route à tous !

jeudi 22 avril 2010

Une seconde avant Noël de Romain Sardou

Je vous entends déjà ! Pas de saison... C'est vrai mais vous le savez : y'a plus de saison ma pauv' dame ! :-))) Et ce n'est qu'hier, à la faveur d'un aller-retour à la Capitale, que j'ai enfin pris le temps de lire ce merveilleux conte envoyé par Edelwe de Lectures et Farfafouilles CLIC lors du Swap Cap sur Noël dont je vous parlais ICI.

L'éditeur en parle : Qui était le Père Noël avant de devenir le Père Noël ?
1851. À Cokecuttle, cité industrielle anglaise hérissée des cheminées des hauts-fourneaux couvertes de suie, Harold Gui, neuf ans, orphelin de père et de mère, survit péniblement sous les ponts en pratiquant divers petits métiers.
Et pourtant...
Harold ne le sait pas encore, mais il est promis à un avenir merveilleux. Guidé par un génie invisible, il va découvrir un monde peuplé de lutins, d'arbres magiques et de rennes volants. D'extraordinaires aventures l'attendent avant de pouvoir enfin rencontrer sa destinée et devenir ce personnage à la longue barbe blanche et au costume rouge éclatant que nous connaissons tous très bien : le Père Noël...

Ce qui m'a donné envie de le lire : Je voulais lire Romain Sardou depuis un moment. Edelwe le savait et a fort bien choisi ce livre pour le swap. cela dit, j'avoue avoir été un peu désarçonnée lorsque j'ai vu qu'il s'agissait d'un conte, ce qui, je le confesse, ne correspond pas du tout à mes lectures habituelles !

Mon avis après lecture : Un immense bonheur ! Ce conte est absolument magique ! Bouleversant et doux, il nous emmène au plus profond de notre âme d'enfant... Une découverte magnifique ! J'ai, entre autres, aimé l'atmosphère souvent dickensienne, les nombreuses et amusantes adresses au lecteur et les explications données à la féerie de Noël.

Bonheur de phrases :
"S'il était possible au lecteur de ce petit conte (que nous imaginons allongé dans sa chambre ou blotti sur un strapontin de métro), s'il lui était possible de se suspendre provisoirement dans les airs de Cokecuttle, oh ! pas trop haut, mais, mettons, à une cinquantaine de pieds, il pourrait visiter à la manière d'un esprit bienveillant le dessus des ruelles et des places de la ville."
"Nous appellerons cela du "papier cadeau" ! Il faut qu'un présent soit une fête, avant même qu'on ne l'ait ouvert !"
"Lorsque tu auras des ennuis, comme toujours les adultes, il te suffira de jeter un œil sur ce lutin pour te rappeler que nous sommes là et qu'il n'y a pas que les ennuis dans la vie !"

Un conte poétique, aux personnages attachants qui réapparaissent dans un autre livre de l'auteur. Une belle idée qu'un peu de douceur dans ce monde de brutes... Merci Edelwe !

mardi 20 avril 2010

Théorie du chiffon de Marc Lambron

Encore une lecture passée... celle de Théorie du chiffon de Marc Lambron.

L'éditeur en parle : Un grand couturier français décide de lever le voile sur les coulisses de sa carrière.
Célébré pour son talent, il se sent dépassé par le culte dont il fait l'objet : la mode serait-elle devenue la nouvelle religion universelle ? Au fil de plusieurs entretiens, ce monstre sacré satirise tout ce qui le fait vivre : les égéries, la presse féminine, la télévision, le mimétisme mondialisé, la culture des apparences. Portrait au vitriol d'un milieu, Théorie du chiffon propose aussi, à travers le prisme de la mode, un regard sur l'époque.
La crise et ses simulacres, les hommes et les femmes, les nouvelles lois subtiles et cruelles de la séduction. Sous un voile de gaze, une morale de la lucidité.

Ce qui m'a donné envie de le lire : je croyais que c'était un article sur le blog de Leiloona ICI mais apparemment je l'avais déjà sur ma table de nuit à ce moment-là... Cela dit, le thème ne pouvait que m'intéresser. Je ne suis pas une fashionista comme Lollipops (clic) mais j'aime la mode et le milieu de la couture m'intéresse... Et puis, les caprices de la mode, depuis la lecture de Montesquieu... j'y suis sensible ! (si vous voulez retrouver Montesquieu, c'est ICI !)

Mon avis après lecture : J'ai a-do-ré ! (même si une fois de plus, j'ai regretté une fin moins aboutie). J'ai pensé à différents couturiers bien connus, mais le personnage de Jean-Louis Beaujour est l'archétype symbiotique de tous nos couturiers contemporains ! J'ai aussi apprécié la formule originale de l'entretien entre Jean-Louis et Hélène Delmas, romancière et non journaliste de mode.

Bonheur de phrases :
"HD : Comment considérez-vous ce qu'il faut bien appeler votre gloire mondiale ?
JL : Comme une musique composée avec des ciseaux. J'ajuste des tissus sur des corps pour les faire chanter."
Portrait de son confrère Nello : "Nello est un masseur napolitain, un vieux ragazzo qui faisait les plages à vingt ans et a ramassé un dé à coudre entre deux coups de rein. [...] Il a une tête d'olive qui aspire au bocal. La bouche en cul de poule, comme s'il suçotait en permanence du Campari avec une paille. Avec ça, toujours bronzé. [...] C'est une vieille peau, un mausolée. Nello a reçu tellement d'injections dans les pommettes qu'il devrait ressembler à une termitière."
"Les gens très riches se font mousser avec leurs collections de tableaux, pas avec leurs bibliothèques. Vous savez, les livres restent dangereux parce qu'ils incitent à réfléchir, alors qu'un tableau éveille une fois sur dix la même question, celle de son prix." (et là, j'ai pensé à "Art" de Yasmina Reza)

Un bon moment donc, avec un auteur que je n'avais jamais lu mais dont j'ai aimé le style acéré !
Pour lire le billet de Leiloona de Bricàbook, c'est !

dimanche 18 avril 2010

Firmin de Sam Savage

Eh non ce blog n'est pas mort ! Juste un peu endormi... Voici donc un réveil en douceur avec Firmin, autobiographie d'un grignoteur de livres, de Sam Savage.

L'éditeur en parle : Autobiographie d'un grignoteur de livres, Firmin raconte l'histoire d'un rongeur érudit qui a vu le jour dans les sous-sols d'une librairie de Scollay Square, vieux quartier en péril du Boston des années 1960. Plein d'appétit pour les mots, épris de nourritures spirituelles autant que terrestres, Firmin ne peut communiquer tous ses coups de coeur ni exprimer ses détresses, et voit avec révolte se déliter sa race comme son quartier, cernés par l'incompréhension des hommes et par les mécanismes du profit.
Mais la rencontre avec un romancier marginal le sauve du pessimisme ambiant. Superbe hommage aux valeurs de l'écrit et aux singularités de toutes espèces, l'aventure de Firmin est aussi un fabuleux trait d'union entre littérature, exclusion et résistance.
Né en 1941 en Caroline-du-Sud, Sam Savage vit avec sa femme à Madison dans le Wisconsin. Titulaire d'un doctorat de philosophie à Yale University, il a exercé toutes sortes de métiers plus ou moins improbables - professeur (brièvement), mécanicien pour vélos, charpentier, pêcheur commercial ou imprimeur - avant de céder au démon de l'écriture. Paru en 2006 aux Etats-Unis, Firmin est son premier roman.

Ce qui m'a donné envie de le lire : c'est facile, le sous-titre m'a attirée, et la quatrième de couverture qui précisait qu'il s'agissait du premier roman d'un monsieur publié à 55 ans m'a paru d'excellent augure pour mes projets personnels ;-) C'est ridicule, je sais mais après tout... qui sait ? un jour peut-être verrez-vous un livre signé Cappuccinette en librairie ?

Mon avis après lecture : J'ai passé un moment agréable mais j'ai été déçue par la fin. C'est bizarre d'ailleurs, je dois avoir un problème avec les fins, je reste souvent sur ma... faim dans mes lectures. Mais c'était tout de même une lecture sympathique, au thème original (et ça change des premiers romans souvent autobiographiques !) et dont j'ai apprécié les illustrations pleines de poésie !

Bonheur de phrases :
"La première fois que j'ai lu le mot machine à écrire, aucune définition ne l'accompagnait, comme si la chose était familière à tous. J'ai néanmoins subodoré qu'il s'agissait d'un engin doté de touches qu'effleuraient parfois les doigts agiles des femmes. Au début, j'ai cru à une sorte d'instrument de musique, aussi, son lien avec le mot cliquètement m'a étonné."
"Mes lectures m'avaient enseigné qu'on peut commettre des actes très graves quand on s'ennuie, faire des choses qui vont fatalement nous rendre malheureux. On agit même pour attirer le malheur, ce qui a au moins l'avantage de nous faire oublier l'ennui."
"Jerry disait toujours que les gens ne voulaient pas publier ses livres parce qu'ils avaient peur du message qu'ils véhiculaient. Moi, il me parlait vraiment et correspondait bien à ma vision de l'existence : chaque jour qui passe nous rend un peu plus faible, un peu plus fou."

Firmin est un être attachant, qui nous ressemble avec ses doutes, ses audaces et ses problèmes. Si vous voulez faire plus ample connaissance avec lui, vous pouvez aller le voir sur la page de l'éditeur ICI afin d'admirer les illustrations très réussies de Fernando Krahn !

dimanche 14 février 2010

Au pays des vermeilles de Noëlle Châtelet

Voici un livre que j'ai choisi en lisant sa quatrième de couverture...

L'éditeur en parle et et cite justement cette quatrième de couverture : Après avoir reçu de sa mère « la dernière leçon », Noëlle Châtelet dans ce nouveau récit autobiographique nous invite à tenir la main d’une toute petite fille, qui nous entraîne vers ces contrées primitives, cette patrie oubliée, celle qui précède le souvenir.
C’est un événement banal et universel : une femme entre dans la « grand-maternité ».
Inspirée par la venue au monde de sa première petite fille, Noëlle Châtelet nous livre le récit minutieux, rare en littérature, de ce lien mystérieux qui se construit et des multiples émotions réveillées par cette expérience.
À la manière d’Alice qui traverse le miroir du temps et de l’espace, Noëlle Châtelet nous convie au doux émerveillement des retrouvailles avec la part oubliée de soi-même, la toute petite enfance, celle des souvenirs d’avant les souvenirs.
En écho à sa trilogie des couleurs, et en particulier à La femme coquelicot, la teinte vermeille vient compléter, ici, la palette des métamorphoses féminines.
Dans ce récit à la fois drôle et profond, Noëlle Châtelet s’adresse à sa petite fille mais aussi à sa mère, poursuivant ainsi l’inoubliable dialogue de La dernière leçon.
et à propos de l'auteur : Noëlle Châtelet, universitaire et écrivain, élabore depuis plus de trente ans, et avec ce récit à nouveau, une réflexion originale sur la question du corps, à travers ses essais, ses nouvelles et ses romans, dont Histoires de bouches (prix Goncourt de la nouvelle), La Dame en bleu (prix Anna de Noailles de l’Académie française) et Le baiser d’Isabelle. Ses ouvrages sont traduits dans une douzaine de langues.

Ce qui m'a donné envie de le lire : c'est l'évidence ! J'ai eu 50 ans jeudi dernier 11 février... Celles et ceux qui me connaissent savent que je suis grand-mère depuis avril dernier et que je vais bientôt l'être à nouveau (en juillet prochain) alors évidemment ce livre m'a fait de l'œil !

Mon avis après lecture : Grand-maternité, grand-maternitude... Pour ma part, je suis grand-mère d'un petit garçon (et bientôt de deux d'ailleurs) donc ma vision est un peu différente car il n'y a pas ce passage de relais de féminité dont peut parler Noëlle Châtelet avec sa petite-fille . Mais elle est grand-mère par son fils comme moi et ça c'est un événement extraordinaire ! Et bon sang que ça fait du bien de lire un livre sur le sujet avec d'aussi belles phrases !

Bonheur de phrases : je ne commente pas en général les phrases que je cite mais là... impossible de me retenir, j'en ai les larmes aux yeux.
"La main de mon enfant est la main d'un homme." (c'est tellement vrai et tellement bouleversant de voir son fils devenu père...)
"J'ai le droit de te prendre dans mes bras un peu gauches d'émotion.
Bousculade du temps.
[...] ta nouvelle présence au monde m'intimide, il est vrai." (c'est tout à fait cela...)
"Je suis une grand-mère. Être grand-mère est ma faiblesse. Tu en profites. Tu as raison." (oui mamie dit toujours oui, comme l'annonce un tee-shirt que je t'ai offert...)
"Ton père a son air énigmatique de celui qui s'apprête à me confier quelque chose qui pourrait bien m'aller au cœur.
"Tu sais, maman..."
Je regarde cet homme, mon enfant, avec qui le "tu sais, maman..." n'est pas une formule. Le "tu sais", je le sais en effet. Un savoir essentiel de l'ordre de l'évidence qui s'échange pour nous entre mère et fils..."

Voilà... un livre pour les grands-mères et aussi pour les belles-filles afin qu'elles sentent le bouleversement incroyable qu'une naissance provoque aussi chez nous, les mamies. Un livre que j'aurais aimé écrire.

dimanche 7 février 2010

Mes secrets d'écrivain d'Elizabeth George

J'adore les livres qui parlent d'écriture... Je ne suis pas une grande lectrice de polars en général, ni de polars d'Elizabeth George en particulier, mais ce livre m'a attirée. J'ai patiemment attendu sa sortie en poche et hop ! Le voici sur Lire et Elle !

L'éditeur en parle en citant la quatrième de couverture : Elizabeth George nous livre ici ses astuces d’écriture, son emploi du temps quotidien, ses recettes pour créer des personnages, ses trucs pour repérer des décors et les retranscrire en leur donnant une âme. Elle raconte avec franchise son histoire personnelle, révèle comment elle a réussi à se faire publier pour la première fois, tout en livrant les secrets de fabrication qui ont fait d’elle l’un des plus grands auteurs de romans policiers « à l’anglaise ».
Illustré de nombreux extraits de ses propres romans, mais aussi de ceux d’une vingtaine d’auteurs de tous les genres littéraires (Dickens, P.D. James, Shakespeare, Edgar Allan Poe, etc.), Mes secrets d’écrivain est destiné à devenir un ouvrage de référence pour tous les écrivains en devenir, toutes les plumes à naître.

Ce qui m'a donné envie de le lire : mon goût pour les livres dans lesquels les écrivains racontent leur quotidien pour contribuer à la démythification du métier d'écrivain ! Comme disait La Bruyère : "C'est un métier que de faire un livre, comme de faire une pendule." (Les Caractères, chapitre consacré aux ouvrages de l'esprit). J'ai aussi beaucoup aimé le sous-titre : Écrire un roman, ça s'apprend !, même s'il correspond davantage à la conception anglo-saxonne avec les cours de creative writing...

Mon avis après lecture : voici une lecture aisée qui permettrait peut-être d'éclairer des lycéens ! Non l'inspiration ne fond pas comme un aigle sur l'auteur !!!! L'écriture se travaille ! L'auteur réfléchit et remet sur le métier son ouvrage... et les notions vues en classe sont utilisées dans la construction du texte !
Un grand merci à Dominique Haas, qui a assuré avec brio la traduction !

Bonheur de phrases :
"Un ami peintre m'a dit une fois qu'un artiste avait moins de trente secondes pour capter l'intérêt avec une de ses toiles : le temps, plus ou moins, qu'il faut pour passer lentement devant un tableau dans une galerie d'art. [...]
Ce n'est pas très différent de l'objectif de l'écrivain, qui est d'inciter le lecteur à poursuivre sa lecture [...]"
"Écrire est un boulot comme un autre. On réussit par son travail. Est-ce que c'est marrant ? Oh que non ! Les montagnes russes, c'est marrant. Faire du ski, du surf, c'est marrant. Je n'ai pas besoin que mon métier soit marrant. J'ai besoin qu'il soit satisfaisant. Et c'est ce qu'est l'écriture pour moi."
"J'écris parce que j'étais faite pour écrire, destinée à écrire, née pour ça. J'écris parce que c'est ce que je suis."

Vous savez quoi ? Maintenant, j'ai envie de lire un roman d'Elizabeth George... Un conseil, les lectrices de polar ?

samedi 2 janvier 2010

L'amitié virtuelle n'est pas si virtuelle que ça... Tag en retard !

Ça fait un moment que je dois répondre à ce tag... Plusieurs de mes copines du net ont eu l'extrême gentillesse de me décerner ce joli certificat. C'est Leiloona de Bric à Book qui a commencé ICI puis Cabichou de Cabichou's library qui a continué ICI, Rafafa de Bricoles et Vadrouilles (avec laquelle je dois aller faire du shopping un de ces jours ;-) ICI, et peut-être d'autres mais j'ai tant tardé à répondre que je suis un peu perdue.
Les filles, vous êtes adorables. Merci, vraiment. Le net devrait ête remboursé par la Sécu tant il fait du bien au moral.
Je devrais en toute logique décerner à mon tour ce prix de la gentillesse à sept amies virtuelles... ou pas si virtuelles que ça ! Mais comment me décider ? Sept, c'est si peu !!!! La blogosphère est plein de merveilleuses amies virtuelles pas si virtuelles que ça, sur lesquelles je sais pouvoir compter... et qui comptent vraiment pour moi.
Alors je vous décerne à toutes ce prix tellement mérité : Miaou, Nini, Petite Fée, Kakoo, Natanne, Sakura, vivi, Marie-Noëlle, Dollylou, Stephie, Alwenn, Lolli, Sarah, Dan, Eloah, Gio, Nou, Couette, Melmélie et toutes celles que j'ai malencontreusement oublié de citer mais qui savent bien la place qu'elles occupent dans mon cœur ! À vous toutes, merci d'exister !
Cliquez sur les pseudos pour partir à la découverte !

vendredi 1 janvier 2010

Très belle année 2010 !

Changement d'année, changement de décennie (pour le calendrier et pour moi aussi dans quelques semaines ;-)... Je vous souhaite le meilleur ! Santé, bonheur, sérénité, réussite et tout ce que vous pouvez désirer dans tous les domaines !

jeudi 31 décembre 2009

Pensée du soir...

Beau réveillon à toutes et tous ! Profitez bien des dernières heures de 2009 et... à l'année prochaine !

mardi 29 décembre 2009

Julie et Julia de Julie Powell

Je vous avais annoncé une lecture gourmande et distrayante : la voici ! Précisons maintenant que le titre est Julie et Julia, avec en sous-titre Sexe, blog et bœuf bourguignon... tout un programme ;-)

L'éditeur en parle : Une jeune New-Yorkaise bientôt trentenaire, lasse d’enchaîner des boulots sans intérêt, décide de reprendre sa vie en main. S’emparant du vieux livre de cuisine de sa mère, L’Art de la cuisine française de Julia Child, elle s’invente un projet dément : réaliser les 524 recettes du livre… En un an ! Dans sa cuisine minuscule !
Avec un humour dévastateur et une pointe de folie, elle nous raconte ses pérégrinations de cuisinière, sa crise de la trentaine, sa mère envahissante, sa meilleure amie nymphomane… De réussites triomphantes en purs désastres, de crises de larmes en dîners alcoolisés, elle poursuit sa route pavée de mottes de beurre. Et s’aperçoit un jour que sa vie a changé.

Ce qui m'a donné envie de le lire : en réalité j'ai d'abord entendu parler de l'adaptation filmique du livre, avec Meryl Streep dans le rôle de Julia et Amy Adams dans le rôle de Julie. En tant que piètre cuisinière et bloggeuse gourmande, l'histoire m'a immédiatement parlé ! Et je n'ai eu de cesse que de lire le livre (en revanche, je n'ai pas vu le film car je ne vais jamais au cinéma).

Mon avis après lecture : j'ai cru grossir rien qu'en lisant les recettes !!!!! Typiques de la cuisine française selon l'Amérique profonde, j'ai l'impression... Tout a l'air plutôt bon (je passe mon tour pour la cervelle cela dit) mais toujours épouvantablement gras ! Lecture agréable et sans prétention : on passe un bon moment mais pour être honnête, on n'a pas envie de se ruer en cuisine juste après ;-)

Bonheur de phrases :
Après la préparation d'oeufs en gelée... "Tout cela m'avait mise d'une humeur tellement massacrante qu'il m'avait fallu acheter quelques vêtements vintage sur eB*y pour m'en remettre."
J'ai beaucoup aimé aussi les difficultés de la préparation du homard, qu'il s'agisse de le plonger vivant dans une casserole d'eau bouillante ou carrément de le fendre en deux tout vif !
Mais manger aussi riche ne va pas sans quelques effets secondaires :
"J'ai gagné en profondeur de bonnets disons... l'équivalent de dix livres de beurre. Je suis la Lara Croft de la bouffe, tenues chics, scènes exotiques et sex-appeal en moins."
avec la découverte du paradoxe français : "pourquoi les Français mangent-ils une nourriture super-grasse, boivent-ils des tonneaux de vin et réussissent-ils malgré tout à être sveltes et sophistiqués, sans parler du fait que ces capitulards sont de gros mangeurs de fromages ? [...] Il y a eu également d'autres effets secondaires, mais je ne suis pas sûre qu'il y ait un rapport avec le paradoxe français : je ne crois pas que les Français soient mondialement connus pour la couche de poussière accumulée sur toutes les surfaces de leur appartement. Je n'ai jamais entendu dire non plus que les Français élevaient des nuées de mouches dans leur cuisine."
"Il y a deux ans, j'avais vingt-neuf ans et j'étais secrétaire. Aujourd'hui, j'en ai trente et un et je suis écrivain. Je suis très bien payée pour rester chez moi en pyjama et taper sur mon iM*c ridiculement luxueux, à moins que je ne préfère faire la sieste. N'hésitez pas à me détester. Je sais qu'à votre place, je le ferais."
Oh Julie, je ne te déteste pas... mais comme je t'envie !!!!! ;-))))) Eh oui j'adorerais rester à la maison à taper à l'ordi en pyjama, tout en étant payée pour ça !

Swap "Cap sur Noël !" envoyé

J'ai été super gâtée par Edelwe et de mon côté, je devais swapper Dolly. Voici mon envoi :

et une fois les paquets défaits :

Dans les paquets colorés, Dolly a trouvé :
  • pour la gourmandise : du chocolat lait framboise crêpe dentelle, des petits sablés "ronds et bons" au pavot et à la cannelle, aux gouttes de chocolat
  • pour l'arbre de Noël : un père Noël carillon tintinnabulant !
  • pour la lecture : La Cité des Jarres d'Arnaldur Indrinason et L'Office des vivants de Claudie Gallay, avec des marque-pages magnétiques et quelques marque-pages publicitaires...
  • comme objet chaud et doux : une bouillotte tigre (un tigre n'est jamais qu'un gros chat et Dolly et moi adorons les chats !)
  • des bâtonnets d'encens Veillée et contes d'hiver, ce qui m'a semblé de circonstances ;-)
J'ai ajouté un doudou imagerie de Noël pour le fils de Dolly, futur grand lecteur , et une petite carte de Noël ! Je me suis bien amusée à choisir et à préparer tout ça : c'était un swap fort réussi !
Merci encore aux organisatrices, Stephie et Pimprenelle !

vendredi 25 décembre 2009

Swap "Cap sur Noël !" reçu

Noël est là : c'est l'heure de montrer le colis qui m'a gâtée pourrie !!!!! C'est Edelwe de Lectures et Farfafouilles CLIC qui m'a swappée et je ne sais pas comment elle a fait pour tomber aussi bien !!!!
J'ai d'abord été impressionnée en ouvrant le colis !!!! Un énorme carton plein à craquer de jolis paquets !!!!

Ensuite j'ai tout étalé pour prendre une photo, mais je grillais d'impatience de déchirer le beau papier vert sapin pour découvrir immédiatement le contenu ! J'ai tout de même résisté à la tentation (non sans peine) et voici l'ensemble :

Une fois déballé, c'est encore mieux !!!! Tout me plaît ! Edelwe a cerné mes goûts de façon incroyable ! J'ai d'abord lu la jolie carte qui accompagnait l'ensemble...

Regardez tout ce que j'ai trouvé :
  • pour la gourmandise : un père Noël en chocolat, du thé vert aux agrumes délicieux et parfumé, des bonbons au thé succulents
  • pour le cocooning : une paire de chaussettes toutes jolies (avec des perles noires qui ne se voient pas sur la photo), toutes douces, toutes douillettes et quand on sait combien je suis frileuse... c'est un cadeau idéal ! mais aussi bien cachés dans la botte de Noël un gel douche et des cubes pétillants pour un bain "marron de Noël" : ça sent booooooooooooooooooooon !!!!!
  • pour le sapin : la botte de Noël qui va parfaitement avec les décorations de mon sapin, mais aussi une pendouille ourson gourmand avec des chocolats noirs, blancs et au lait !!!! Mais comment Edelwe a-t-elle pu deviner ma gourmandise naturelle ???? ;-)
  • pour la lecture : Une seconde avant Noël de Romain Sardou, auteur que je voulais justement découvrir et Pays de neige de Yasunari Kawabata, ce qui tombe pile poil car je voulais découvrir la littérature japonaise que je connais fort mal (alors que je suis folle de maneki neko et de bentô !) et évidemment pour bien me repérer deux marque-pages magnifiques, tendres et doux (on les voit mieux sur la photo où les paquets sont encore emballés).
Et si je vous dis qu'Edelwe a même pensé à gâter mon petit-fils ? La valisette avec le célèbre Mishka, livre et nounours, en est la preuve ! Bébé est ravi et te remercie, Edelwe !
C'est peu dire que je suis contente de ce swap : un grand bonheur, on remet ça quand vous voulez ! De mon côté, ma swappée était Dolly de Livres et Compagnie et je suis heureuse de lire ICI que mon envoi lui a plu !
Il me reste à remercier Edelwe pour sa générosité et son talent pour dénicher ce qui me fait plaisir, et aussi les deux grandes organisatrices : Stephie et Pimprenelle, pour ce swap très réussi ! Merci les filles ! Et joyeux Noël à toutes et tous !

mercredi 23 décembre 2009

Faites vous-même votre malheur de Paul Watzlawick

 Ouf !!!! J'arrive enfin à mettre en ligne un petit billet sur un mini-livre ! Il a été conseillé sur un forum professionnel (mais pas que...) que je fréquente avec bonheur et je l'ai aussitôt acheté et lu. Cela dit, ça n'a pas été simple : la jeune libraire ne le trouvait pas ! Elle le cherchait en sciences humaines et il était classé en humour... C'est vrai que la réalité est intermédiaire !

L'éditeur en parle en citant la quatrième de couverture : Apprivoiser son malheur est le premier pas vers la joie : le célèbre psychologue Paul Watzlawick, fondateur de l’École de Palo Alto, nous apprend pas à pas à nous réconcilier avec nos névroses les plus banales. Cette étude à l’humour railleur, sous forme de manuel parodique, s’appuie sur des exemples littéraires, philosophiques et historiques. Et révèle au lecteur qu’il tient le bonheur entre ses mains.
« Et bien malin qui pourrait éviter de reconnaître ses propres comportements dans quelques-uns au moins de ces tableautins acides et cruels ! » (Le Nouvel Observateur)

Ce qui m'a donné envie de le lire : comme je l'ai dit plus haut c'est l'avis d'une autre lectrice forumeuse, Sab, qui m'a donné envie de m'y plonger. Mon côté dépressif chronique s'accommode bien de ce genre de lecture et l'aspect parodie de livres de développement personnel m'a intéressée.

Mon avis après lecture : C'est horrible : je me suis reconnue !!!! Et j'ai bien ri (parfois jaune, avouons-le ;-). C'est vite lu et c'est amusant : c'est parfait pour un début de vacances ! Quant à mettre les conseils en pratique euh...

Bonheur de phrases :
"Je pense à ces gens épais et dépourvus d'imagination qui, s'ils ont bien leurs mauvaises humeurs passagères, tout comme les candidats à la dépression, n'en soutiennent pas moins le point de vue simpliste que les moments de tristesse font partie intégrante de toute existence normale ; bref, que "ça va, ça vient" et que, si ce n'est pas fini ce soir, ma foi, ce sera passé demain.
Non, la dépression digne de ce nom est tout autre chose. Elle tient à la capacité de se répéter perpétuellement ce que 'on s'est entendu dire pendant son enfance, à savoir qu'on n'a pas le droit, ni aucune raison, d'être triste."

À propos du comportement de l'homme italien (adaptable à l'homme français, latin lui aussi ?) et de l'émancipation des femmes dans son pays :
"L'une de règles fondamentales du comportement masculin était alors : si je passe plus de cinq minutes seul dans la compagnie d'une femme -- de n'importe quelle femme -- sans essayer de la peloter, elle va me prendre pour un homosexuel. Hélas ! ces dames ont l'esprit de plus en plus ouvert [...]"

enfin un mot de Dostoïevski dans Les Possédés, cité dans l'épilogue : "Tout est bien... Tout. l'homme est malheureux parce qu'il ne sait pas qu'il est heureux. Ce n'est que cela. C'est tout, c'est tout ! Quand on le découvre, on devient heureux aussitôt, à l'instant même..."

Alors... Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ? Qu'est-ce qu'on attend pour faire la fête lalala... ;-)

Passez de belles fêtes de Noël !

vendredi 4 décembre 2009

La Femme auteur de Madame de Genlis

Oh la la quelle paresse... Je n'arrive pas à rendre compte de mes lectures... En voici encore une, à ajouter en deuxième participation au défi à 2 euros de Cynthia ICI.


L'éditeur en parle en citant la quatrième de couverture : «Si vous deveniez auteur vous perdriez la bienveillance des femmes, l'appui des hommes, vous sortiriez de votre classe sans être admise dans la leur. Ils n'adopteront jamais une femme auteur à mérite égal, ils en seront plus jaloux que d'un homme. Ils ne nous permettront jamais de les égaler, ni dans les sciences, ni dans la littérature ; car, avec l'éducation que nous recevons, ce serait les surpasser.»
«Gouverneur» des enfants d'Orléans avant la Révolution, Caroline-Stéphanie-Félicité du Crest, comtesse de Genlis (1746-1830), est l'auteur d'une œuvre considérable, presque entièrement oubliée aujourd'hui à l'exception de ses célèbres Mémoires publiés en 1825. Dans La Femme auteur, nouvelle sentimentale parue sous l'Empire, elle met en garde les femmes qui souhaitent sortir de leur condition et devenir célèbres grâce à la littérature.

Ce qui m'a donné envie de le lire : c'est un article de Gio ICI qui m'a rappelé l'existence de ce livre dans ma PAL ! En fait d'ailleurs, il était rangé dans ma bibliothèque et je l'avais complètement oublié... C'était l'occasion d'y jeter enfin un coup d'œil !

Mon avis après lecture : Je n'ai pas été éblouie par ce court récit (trop sentimental pour mon goût) mais j'ai passé un bon moment. Je dois dire que j'ignorais tout de l'existence de Mme de Genlis, qui me semble fort oubliée en tant que femme auteur (eh oui à l'époque, on n'écrivait pas l'horrible auteure). L'inégalité des sexes vaut même pour la postérité... Et à mon humble avis, il y a encore du boulot de ce côté-là comme des autres...

Bonheur de phrases :
"Il est beaucoup plus doux, pour le coeur et pour l'esprit, de faire un roman, que d'écrire sa propre histoire : dans le dernier cas, la dissimulation est à la fois un tort réel et une contrainte qui refroidit l'imagination, et la sincérité parfaite est toujours une imprudence et communément un ridicule."
"Les bienséances ont beaucoup plus d'étendue et de sévérité dans le grand monde que dans les classes inférieures : elles y sont si délicates, que souvent elles ressemblent au sentiment ; c'est qu'elles sont faites pour y suppléer."
"Il y a deux ou trois mois d'enchantement pour un jeune auteur qui débute d'une manière birllante ; le plaisir de relire son ouvrage imprimé, et les journaux qui en rendent un compte favorable ; celui d'en voir paraître les premières traductions, les lettres flatteuses, les jolis vers que l'on reçoit, les éloges de tous les gens que l'on connaît et que l'on rencontre ; chacune de ces choses a son prix : dans cet instant, le coeur a ses jouissances ainsi que l'amour-propre [...]."
"[...] il n'y a point d'esprit de corps parmi les femmes, et cela doit être. Formées, par leur sensibilité, pour avoir une existence plus intéressante et moins égoïste que la nôtre, la gloire, à moins d'exceptions très rares, au lieu d'être pour elles une possession personnelle, n'est presque toujours qu'un bien relatif. Elles la trouvent dans les actions d'un père, d'un fils, d'un époux ; elles l'emrpuntent et ne la donnent pas ; et les lois, en cela, sont d'accord avec la nature ; n'est-il pas juste que la gloire appartienne en propre à celui qui peut seul transmettre son nom et le laisser en héritage ?" (maintenant que la femme peut donner son nom à l'enfant, peut-être a-t-elle le droit à la gloire ? ;-)

On en parle ailleurs : chez Gio, comme je vous l'ai dit !

jeudi 26 novembre 2009

Le Jeu de l'Ange de Carlos Ruiz Zafon

Enfin je prends le temps de rendre compte de ma lecture de ce pavé (attention, ce terme n'est nullement péjoratif ! J'adore les pavés ! D'ailleurs sous les pavés... on sait bien ce qu'il y a ! Pour les jeunes qui l'ignoreraient, c'est sous les pavés, la plage...) si gentiment prêté par ma copine Stephie, du blog Mille et une pages !

L'éditeur en parle : Barcelone, années 1920. David Martin, dix-sept ans, travaille au journal La Voie de l’Industrie. Son existence bascule un soir de crise au journal : il faut trouver de toute urgence un remplaçant au feuilletoniste dominical. Sur les conseils de Pedro Vidal, chroniqueur à ses heures, David est choisi. Son feuilleton rencontre un immense succès et, pour la première fois, David est payé pour ce qu'il aime le plus au monde : écrire. En plein succès, David accepte l’offre de deux éditeurs peu scrupuleux : produire à un rythme effréné des feuilletons sous pseudonyme. Mais après quelques années, à bout de force, David va renoncer. Ses éditeurs lui accordent alors neuf mois pour écrire son propre roman. Celui-ci, boudé par la critique et sabordé par les éditeurs, est un échec. David est d'autant plus désespéré que la jeune fille dont il est amoureux depuis toujours – et à laquelle le livre est secrètement dédié – va épouser Pedro Vidal. Son ami libraire, Sempere, choisit ce moment pour l’emmener au Cimetière des livres oubliés, où David dépose le sien. Puis arrive une offre extraordinaire : un éditeur parisien, Corelli, lui propose, moyennant cent mille francs, une fortune, de créer un texte fondateur, sorte de nouvelle Bible, " une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d’être tués, d’offrir leur âme ". Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique du meurtre se met en place autour de David. En vendant sa liberté d’écrivain, aurait-il vendu son âme au diable ? Épouvanté et fasciné, David se lance dans une enquête sur ce curieux éditeur, dont les pouvoirs semblent transcender le temps et l’espace.

Ce qui m'a donné envie de le lire : J'avais déjà lu son grand frère, L'Ombre du vent. J'avais beaucoup aimé, même la fin que j'avais trouvée sanglante et grand-guignolesque, avait un peu gâché mon plaisir. Et j'avais envie de lire ce nouveau livre de Carlos Ruiz Zafon. En effet, j'aime les livres dont... les livres sont les héros et je trouve que ces deux romans en font partie.

Mon avis après lecture : Alors que beaucoup se sont déclarés déçus après cette lecture, je suis pour ma part, ravie ! J'ai préféré ce deuxième roman au premier. Peut-être parce que la fin (toujours un peu étonnante par rapport au reste, mais bon, je m'y fais...) correspondait davantage à mes attentes. Et puis il en ressort un tel amour des livres ! Cela fait plaisir, en ces temps où l'on a parfois l'impression d'être un dinosaure has been avec notre goût pour la lecture, tellement peu high tech (et ne parlez pas de lire sur écran ! Vous voulez ruiner encore davantage mes pauvres yeux myopes, astigmates et presbytes ???)...

Bonheur de phrases :
"Là où les camarades voyaient de l'encre semée en chiures de mouche sur des pages incompréhensibles, je voyais de la lumière, des rues et des êtres humains. Les mots et le mystère de leur science cachée me fascinaient et m'apparaissaient comme une clef permettant d'ouvrir un monde infini [...]."
"Tout le mal qu'on a fait dans la vie revient toujours [...]."
"Pourquoi faut-il que moins on a de choses à dire, plus on se montre pompeux et pédant ? Est-ce pour tromper le monde ou pour se tromper soi-même ?"
"Les gens normaux mettent des enfants au monde ; les romanciers comme moi, des livres."
"[...] j'ai décidé que je préfère vivre la vie, pas l'écrire."
"La vérité est ce qui fait mal."

La blogosphère a déjà beaucoup évoqué ce livre : par exemple Stephie ICI, ou Pimprenelle LÀ !
Merci à Stephie pour son prêt !

dimanche 22 novembre 2009

Les Mères de Bretecher...

Hasard des conversations avec des copinautes enceintes... j'ai eu envie de relire Les Mères de Bretecher...

Je ne sais pas rendre compte de la lecture de ce genre de livre, mais il faut avouer que 27 ans après sa sortie, je suis toujours morte de rire en tournant les pages !!!!!

J'adore en particulier les trois générations enceintes en même temps, celle qui ne supporte pas d'avoir des c**** dans le ventre et les deux copines aux conversations si élevées devant des tableaux qui deviennent complètement gâteuses en faisant guili-guili à un bébé !

Bref, je ne dirai qu'une chose : si vous voulez rire à gorge déployée, lisez-le !

Message personnel pour Leiloona : si tu es là, je te l'apporte le 9 ? *sifflote avec l'air dégagé...*

jeudi 19 novembre 2009

Rythme d'automne... le tag !

Stephie m'a gentiment tagguée ICI... je vais donc tenter de répondre à une épineuse question : quelles sont les sept choses qui rythment votre automne ?
  • En premier lieu, comme en hiver, en été ou au printemps, c'est... mon chat Bilbo (eh oui, pas d'enfant petit ici alors...) qui imprime son rythme à mes journées ! Il faut lui ouvrir (monsieur est un chat d'extérieur, toujours en quête d'aventures, il faut dire qu'il ne s'appelle pas Patapouf non plus... ;-))), le nourrir, lui donner à boire, lui ouvrir, et c'est quasiment toute la journée comme ça.
  • Par ailleurs et de façon fort traditionnelle, c'est mon boulot qui rythme les jours. Ce n'est guère original...
  • Le boulot de mon homme rythme aussi mes journées, puisque notre organisation dépend de nos horaires respectifs.
  • Ensuite, l'internet a une grande importance dans le cours de mes journées... je lis énormément sur la toile, je visite de nombreux sites, blogs et je participe régulièrement à des fora, professionnels ou non.
Pour les trois autres choses, c'est beaucoup plus difficile à dire...
  • Bien sûr, il y a ma famille : je vois régulièrement mes parents et la petite famille de mon fils avec ma belle-fille et mon petit-fils; mais cela me paraît tout à fait naturel.
  • Évidemment, les distractions comptent beaucoup pour moi : lecture, tenue de blog, fabrication de bentô, séries télévisées : j'ai souvent envie de prendre du temps pour moi; je m'en veux d'ailleurs souvent car je trouve que je suis paresseuse (je crois que j'en ai trop fait quand j'étais jeune)...
  • Mais le rythme découle aussi des corvées (ménage, repassage, courses --heureusement parfois prises en charge par l'homme -- et autres joyeusetés...)...

Bilan : j'aime les vacances (à passer chez moi, tranquille, avec une bonne connexion internet ;-)! Étonnant, non ?

Qui reprend ce tag ? Nini ? Petite Fée ? Qui veut ?

samedi 7 novembre 2009

1, 2, 3... bonheur ! Le bonheur en littérature

À force de lire triste... il m'est venu une envie de bonheur en littérature ! Sans compter que cette lecture pourrait s'inscrire dans le cadre du défi des lectures à 2 euros lancé par Cynthia ICI (non je ne dirai pas challenge, je déteste cet anglicisme !

L'éditeur en parle en citant la quatrième de couverture : Fatigué, déprimé ou un peu morose ?
Pourquoi ne pas ouvrir ce petit recueil de textes ? En quelques pages, vous retrouverez sourire et joie de vivre ! Découvrez le bonheur selon Alain, Gide, Le Clézio, Pirandello ou Voltaire... et chassez vos idées noires !
Mieux qu'une cure de vitamines, lisez 1, 2, 3... bonheur !

Ce qui m'a donné envie de le lire : j'ai d'abord acheté ce recueil dans le cadre d'un projet professionnel... Ensuite, je n'ai finalement pas choisi ce thème. Et là, à force de lire sur la blogosphère des billets sur des ouvrages plus tristes les uns que les autres (ce qui ne signifie pas qu'ils soient mauvais !), j'ai eu envie d'un peu de fraîcheur.

Mon avis après lecture : ouf ! Ça fait du bien ! Mais pour être honnête, j'aurais aimé un volume plus gros ! J'ai particulièrement aimé les jolis contes présentés : "Le bonheur peut se trouver dans un bout de bois" d'Andersen et Le Prince heureux d'Oscar Wilde.

Bonheur de phrases :
"Il y a un compagnon avec lequel on est tout le temps, c'est soi-même : il faut s'arranger pour que ce soit un compagnon aimable." Giono, La Chasse au bonheur
"[...] je crois qu'une des choses qui contribuent plus au bonheur, c'est de se contenter de son état, et de songer plutôt à le rendre heureux qu'à en changer. " Mme du Châtelet, Discours sur le bonheur
"On devrait bien enseigner aux enfants l'at d'être heureux. Non pas l'art d'être heureux quand le malheur vous tombe sur la tête ; je laisse cela aux stoïciens, mais l'art d'être heureux quand les circonstances sont passables et que toute l'amertume de la vie se réduit à de petits ennuis et à de petits malaises." Alain, Propos sur le bonheur

Voilà, c'était ma petite pierre à l'édifice du défi de Cynthia !

mercredi 4 novembre 2009

Magnus de Sylvie Germain

Hier je me suis rendue à la Capitale, ce qui me demande un réel effort et un long trajet dans les transports en commun. Je suis en train de lire un pavé dont je vous parlerai plus tard mais je me suis sentie incapable de le promener ans mon sac ! J'ai donc rapidement jeté un coup d'œil à ma PAL (je devrais dire à mes PAL) et hop, voici le livre choisi, lu hier en grande partie dans le RER et terminé avant de sombrer dans le sommeil.

L'éditeur en parle : «D'un homme à la mémoire lacunaire, longtemps plombée de mensonges puis gauchie par le temps, hantée d'incertitudes, et un jour soudainement portée à incandescence, quelle histoire peut-on écrire?»
Franz-Georg, le héros de Magnus, est né avant la guerre en Allemagne. De son enfance, «il ne lui reste aucun souvenir, sa mémoire est aussi vide qu'au jour de sa naissance». Il lui faut tout réapprendre, ou plutôt désapprendre ce passé qu'on lui a inventé et dont le seul témoin est un ours en peluche à l'oreille roussie : Magnus.
Dense, troublante, cette quête d'identité a la beauté du conte et porte le poids implacable de l'Histoire. Elle s'inscrit au cœur d'une œuvre impressionnante de force et de cohérence qui fait de Sylvie Germain un des écrivains majeurs de notre temps.

Ce qui m'a donné envie de le lire : J'aime l'écriture de Sylvie Germain. J'avais en son temps beaucoup aimé Immensités. Et je pense que son œuvre figurera dans les manuels scolaires des siècles à venir comme un classique : bref, pour moi, c'est un écrivain. Un vrai.

Mon avis après lecture : l'émerveillement. La langue de Sylvie Germain est foisonnante et envoûtante. J'ai aimé la quête d'identité de Franz-Georg / Adam / Magnus, enfant de la guerre de 39-45, même si j'avais envie d'un aboutissement plus clair (mon côté midinette...). C'est un livre à relire : sa richesse et sa densité l'impose. Un très bon choix du Goncourt des Lycéens 2005 !

Bonheur de phrases : il y en a plein !
"Il y a tant de force et de douceur mêlés dans les mots."
"[...] il y a des livres écrits de telle sorte que, parfois, ils font sur certains lecteurs un effet semblable à celui de ces gros coquillages que l'on presse contre son oreille, et soudain on entend la rumeur de son sang mugir en sourdine dans la conque. Le bruit de l'océan, le bruit du vent, le bruit de notre propre cœur ."
"Les rêves sont faits pour entrer dans la réalité, en s'y engouffrant avec brutalité, si besoin est. Ils sont faits pour y réinsuffler de l'énergie, de la lumière, de l'inédit, quand elle s'embourbe dans la médiocrité, dans la laideur et la bêtise."

On en parle ailleurs : chez Gio, conquise, elle aussi!

lundi 2 novembre 2009

L'Atelier d'écriture de Chefdeville

Les méchantes langues disent que quand on ne sait pas faire quelque chose, on l'enseigne... (ça ne manque pas de sel que je dise un truc pareil, hihi ;-)))) Les ateliers d'écriture ont été à la mode, je ne sais si c'est toujours le cas. J'en ai suivi, c'est pour dire ! Voici en tout cas un roman sur le sujet...

L'éditeur en parle et le résume ainsi : « Alors voilà, ça a commencé comme ça. » Lui non plus, Chefdeville, auteur en souffrance, polardier à la biblio light, n’avait rien dit, rien demandé, lézardant sur sa moquette. Le téléphone a sonné et l’ange du destin, mandé par le Conseil Général, lui ouvre à deux battants les portes de l’aventure, la vraie : animer un atelier d’écriture. Ouaillenotte, rumine notre homme qui se retrouve en un rien de temps garant sa fidèle 205 sur le parking d’un des mille et un lycées, bien épineux, de la grande couronne. Bienvenue chez Jean-Moulin, dans la war zone ! Prof matoneuse et élèves en roue libre : altérité plus altercation, diversité si tu l’oses, ta mère en short et ta sœur en carte ! Chefdeville joue le jeu et fait avec. Compte tenu des heures à payer et du planning à respecter, il se retrouve en poste un cran plus loin chez Pablo-Neruda à enseigner le scénario à des jeunes d’aujourd’hui, nanti comme colistier d’un naze en catogan censé apprendre à faire le point et le cadre à des sans-repères-fixes, adeptes du hors-champ social. La loi des corps voulant qu’il y en ait pour trois quand on est déjà deux, revoici Chefdeville à Pablo-Neruda avec des apprenties boulangères dont il se sentira très proche. Retour au décor numéro 1 pour la scène finale : théâtre de marionnettes et baston en salle. C’est l’écrivain qui boit et la 205 qui trinque : confettis de pare-brise, pneus étripés. Fin de partie. Mais pas d’inquiétude : quelque part dans la nue, penchés au balcon, Jean Moulin et Pablo Neruda t’ont à l’œil et te crient : « Solidarité, Chefdeville ! » Et la gerbe portera en souvenir : « Aux animateurs d’ateliers d’écriture bastonnés pour la France ». Le Conseil Général reconnaissant.

Ce qui m'a donné envie de le lire : le thème ! Cet histoire d'écrivain d'un seul roman qui va, pour survivre, animer un atelier d'écriture dans un collège difficile m'a interpellée.

Mon avis après lecture : j'ai ri. Un peu jaune, certes, mais j'ai ri. À mon grand étonnement, je n'ai pas été gênée par le langage, très familier, sans doute parce qu'il s'imposait. J'ai beaucoup aimé l'imagination de l'animateur qui, pour réussir à gérer la classe en l'absence du professeur, s'invente un passé dans la mafia russe...

Bonheur de phrases :
"En effet, le statut d'écrivain vous assurait de crever la dalle, mais vous aviez en contrepartie une légitimité pare-balles vous permettant de faire le nègre, de donner des conférences, des lectures, d'être modérateur dans un débat, d'animer des rencontres dans les médiathèques, voire des ateliers d'écriture dans les écoles. Ainsi, l'écrivain professionnel passait son temps et son énergie en travaux de paralittérature et, quand il se mettait devant son ordinateur pour écrier ses propres livres, il était séché, parasité par toutes ces activités pratiquées pour croûter et exister. Il n'y avait pas à tortiller, le meilleur plan pour être écrivain, c'était encore d'être rentier."
"C'était là tout mon problème d'auteur, cette envie irrépressible d'écrire, de raconter, mais je n'avais rien à raconter. La seule chose que la nature avait daigné me filer, c'était le style. Mais qu'est-ce que je faisais avec ce truc, si le reste ne suivait pas ?"