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mardi 23 juin 2015

Étienne regrette d'Antoine Sénanque

J'ai déjà lu pas mal de livres d'Antoine Sénanque et quand j'ai v celui-ci che mon libraire, je n'ai pu résister. Mais j'ai mis un peu de temps à le lire...

L'éditeur en parle en citant la quatrième de couverture : 

"Le graffiti humiliant d’un élève aura suffi pour qu’Etienne Fusain, professeur de philosophie morose, décide de changer de vie. Il quitte travail, famille, mélancolie, et part retrouver son vieil ami d’enfance. Commence alors une errance réjouissante, cure de jouvence, d’immoralité, d’excès, de tendresse où la rencontre avec la sublime et irrésistible Lily lui donne une nouvelle chance d’être heureux."

Ce qui m'a donné envie de le lire : 

C'est tout bêtement la quatrième de couverture que vous venez de lire ci-dessus... 

Mon avis après lecture  : 

J'ai aimé cette lecture, mais je suis tout de même restée sur ma faim, un peu comme avec le précédent livre d'Antoine Sénanque Salut Marie. Le début m'a immédiatement séduite, j'avais envie de suivre les personnages : un professeur et un médecin, comment aurais-je pu ne pas être intéressée ? Cependant, j'ai trouvé quelques longueurs par la suite et la fin ne m'a pas convaincue. Dommage !

Phrases repérées : 

"Les choses importantes, c'est celles qu'on a réalisées. Et puis, il n'y a pas de quoi se vanter, tu sais, c'est étroit l'écriture. Ça se fait dans des petits volumes, des bureaux, des chambres, des cafés, avec un petit instrument : un stylo, un clavier. C'est fermé, enterré, ça ne laisse passer que des choses qui se profilent, des spectres. C'est pour cela que j'ai choisi la médecine finalement, pour l'espace, mais avec des morts quand même, pour ne pas tout perdre de mon talent littéraire. Les morts, c'est le style, tu comprends ?"

"Donc, je déteste mon prénom. D'ailleurs mon père me l'a donné pour commencer à m'emmerder dès ma première heure de vie." 

"Aux premières lueurs de l'aube, il s'assit à son bureau et eut envie de relire le manuscrit qui reposait dans un tiroir, sous des sédiments de documents inutiles comme le fossile de sa carrière littéraire mort-née. Il jugea le texte insuffisant en style, en pensée, et en même temps, il retrouva quelque chose de lui-même, ce qui donnait une certaine valeur à ce qu'il avait écrit." 

dimanche 24 février 2013

Salut Marie d'Antoine Sénanque

J'avais beaucoup entendu parler de ce livre, qui a reçu le prix du Roman Version Femina 2012 en partenariat avec la FNAC (OK ce n'est pas le prix Femina, c'est un prix de lecteurs et surtout de lectrices). Il faut dire aussi que j'ai déjà lu plusieurs livres d'Antoine Sénanque : La grande garde, Blouse, bref des livres qui, pour des raisons que certains connaissent, me rappellent ma jeunesse hospitalière... (haha : pas de projections si le café est sur la table, mais pardon je m'égare...).

L'éditeur en parle (peu !) : 
"La Vierge m'est apparue le 1er avril 2008. La date était mail choisie. Je sais qu'humour et spiritualité ne sont pas toujours antagonistes, mais sincèrement, j'aurais préféré le 31 mars."
Quand la Vierge Marie apparaît à Pierre Mourange, vétérinaire incroyant et morose, elle croit sans doute lui faire plaisir.
Elle aurait dû lui demander son avis.
Cocktail d'humour et d'insolence pour une subtile comédie d'Antoine Sénanque.

Ce qui m'a donné envie de le lire : 
Ce sont des billets positifs sur des blogs qui m'ont intriguée. En outre, comme je vous l'ai dit, mes lectures précédentes d'Antoine Sénanque m'avaient beaucoup plu. Il n'en fallait pas davantage pour me donner envie de lire ce roman au sujet vraiment original. 

Mon avis après lecture :
Eh bien c'est une lecture agréable mais j'avoue que j'ai préféré les deux autres romans de cet auteur que j'ai lus. Je n'ai pas vraiment compris la réaction de Pierre qui m'a un peu gênée, je l'avoue. Mais les réactions pleines d'humanité des personnages, en particulier à la fin du livre, m'ont permis finalement d'apprécier cette lecture. Et puis j'ai aimé pas mal de phrases... 

Bonheur de phrases :
"Je suis prudent avec l'intime. Je n'écris pas avec. Les mots tachent ce qu'ils disent."

"On ne dit jamais que l'on est dans la faiblesse de l'âge, l'expression n'a pas été retenue, ce qui montre que notre langage n'est pas équitable. La langue devrait servir des idées à charge et à décharge sans orienter le jugement. Félix m'a éclairé sur ce point quand j'ai voulu lui expliquer cette manipulation de la réalité par le verbe. 
-- Je ne comprends pas un traître mot de ce que tu dis.
Il avait saisi l'essentiel. Le traître mot."
"Elle me parle souvent des petites cordes qui nous attachent les uns aux autres et nous ligotent subtilement. Pour elle, ce sont des enchanteurs qui les tissent."

Un moment de lecture agréable. Si j'ai le temps, je vous parlerai un jour d'un autre livre de cet auteur : Blouse !